Si la prostitution n’est pas légale en France (plus précisément le fait de payer des services sexuels ou d’avoir une activité de proxénète), elle n’a pas pour autant disparu des grandes villes françaises, comme Annecy.

En effet, le trafic d’être humain perdure à Annecy, notamment à travers des réseaux français et bulgares. Dans cet article, nous faisons le point sur la situation des putes à Annecy. Mais aussi sur les réelles conditions de vie des travailleuses du sexe.

Une prostitution qui se fait de plus en plus discrète

Si les putes à Annecy sont de plus en plus discrètes, elles sont belles et bien présentes dans les rues de la ville. Vendant leurs faveurs sexuelles dans les chambres d’hôtel, leur appartement, ou parfois même dans la rue, elles sont pour une grande majorité d’Albanie ou de Bulgarie. Les réseaux de traites, qui se forment en parallèle des trafics de drogue, sont en effet les premiers pourvoyeurs de travailleuses sexuelles à Annecy.

Combien coûte une passe à Annecy ?

On parle alors de prostitution sauvage, et de passes réalisées sur le bord de la route ou dans des voitures. Pour la grande majorité d’entre elles, se prostituer n’est pas un choix, et cette activité forcée peut durer plusieurs mois, souvent plusieurs années.

Attirées par des promesses de travail bien rémunéré en France, les putes d’Annecy, souvent d’origine bulgare, sont isolées, maltraitées et exploitées pendant plusieurs années. Sans porte de sortie autre que le démantèlement de leur réseau par la police.

Un fléau difficile à enrayer

Le problème est que la police d’Annecy n’a que très peu de moyen à dédier à la protection des putes d’Annecy. En réalité, la brigade des mœurs se limite à trois agents qui doivent aussi traiter les affaires de violences familiales, de délits sexuels, et de prostitution.

Cette petite équipe, qui dispose aussi de petits moyens, se concentre essentiellement sur des contrôles, pour s’assurer que les filles qui se prostituent (ce qui est légal) sont bien majeurs, et ont le droit d’être en France. Mais aussi et surtout quelles le font de manière consentante, et ne sont pas forcées par des proxénètes.


Pute Annecy : démantèlement d’un réseau Bulgare

Malheureusement, dans la majorité des cas, les putes (et pas qu’au bois de Boulogne) sont sous la coupe de réseaux de traite, notamment bulgares et allemands. Difficiles à démanteler sans une action européenne conjointe, ses réseaux emploient plusieurs dizaines de femmes, dans des conditions souvent épouvantables.

L’année dernière, par exemple, cinq proxénètes ont été interpellés grâce à un mandat d’arrêt européen. Ils seront d’ailleurs prochainement jugés au tribunal d’Annecy. Les femmes en prise avec ce réseau étaient contraintes de se prostituer à un emplacement fixe. Et devaient reverser une grande partie de leurs gains à leur mac.

Pute Annecy : est-ce légal de payer une prostitué ?

Les femmes qui ont été interrogées dans le cas de cette enquête ont toutes évoquées les pressions et les menaces qu’elles et leur entourage avaient subis. Mais aussi la difficile réinsertion après avoir vendu son corps pendant tant d’année. Et sans réelle prise avec la société d’Annecy, souvent réfractaire à leur donner une vraie place.

Une prostitution persistante malgré tout

Mais malgré tout, les putes d’Annecy sont bien toujours actives dans les rues d’Annecy. En effet, la crise économique pousse les femmes à se prostituer, à la recherche de revenus supplémentaires. Et la précarité peut même les inciter à travailler toujours plus, au fit de leur santé et de leur sécurité.

Que la prostitution (dont une loi par le conseil constitutionnel doit se prononcer) se fasse sur le trottoir, ou sur Internet, elle est donc toujours bien présente. Pour Marie, par exemple, qui n’a que 26 ans, c’est son licenciement d’un magasin de vêtement et la crise qui fait rage en France et à Annecy qui l’ont convaincu de vendre ses charmes en ligne. Elle assume également vouloir se payer un train de vie plus luxueux, ce qui serait tout simplement impossible avec un simple SMIC.

Après des études avortées, et un parcours post bac loin d’être brillant, la jeune femme a du revoir ses ambitions de travailler dans la mode à la baisse. Et ses goûts luxueux ne pouvant pas suivre sa rémunération de simple vendeuse, c’est naturellement qu’elle se tourne vers les sites d’escort qui lui permettent de proposer des prestations sexuelles, sans quitter son appartement.

Une proximité avantageuse avec la Suisse

D’autant plus que la proximité de la ville avec la Suisse, ou encore l’Allemagne, ou la prostitution est parfaitement légale, avantage grandement les putes d’Annecy. Les tarifs y sont également nettement plus élevés, les moyens des clients suisses et allemands étant plus importants. Ainsi, il est possible de gagner 1 000 euros en une seule nuit. Alors qu’il aurait normalement fallu à Marie un mois entier pour gagner cette somme.

Les petites annonces sur la toile sont donc légion. Pour Marie, tout commence néanmoins dans un café en bas de chez elle. C’est là que ce font les premières rencontres, afin d’assurer sa sécurité. Avec l’expérience, la jeune femme prétend pouvoir déceler rapidement les réelles intentions de ses clients. Et si elle « le sent bien », elle lui proposera de la suivre chez elle, contre une coquette somme d’argent.

Nouvelles techniques, même pratiques

Le problème est qu’avec des salaires toujours plus mirobolants, ce qui n’était au début qu’un à côté de son job de vendeuse est rapidement devenu sa seule et unique activité. Plus elle amasse des sommes importantes, plus Marie a envie de sacs de luxe et de belles paires de chaussure. Son appétit grandissant la pousse donc de plus en plus vers l’activité de prostitué, qu’elle exerce désormais à plein temps.

Selon elle, c’est tout simplement la crise et la société de consommation qui sont responsables de sa situation. Les métiers classiques ne payent tout simplement pas assez pour s’offrir le train de vie qui l’a fait rêver à la télévision ou sur les réseaux sociaux. Alors entre prostitution, escorting, ou massage, les jeunes femmes sautent de plus en plus le pas.
Le problème est que la concurrence est de plus en plus rude. Ce qui a tendance à tirer les prix vers le bas. Résultat, il faut toujours travailler plus pour gagner la même chose. Un engrenage qu’il est difficile d’arrêter.

Pour ne pas y participer, il reste cependant des alternatives légales et beaucoup plus fun. Les sites de rencontre coquins vous permettent en effet de rencontrer des jeunes femmes délurées, sans avoir à payer pour une partie de jambe en l’air. Et sans craindre une amende de 1 500 euros.