Lille, ville du Nord à la frontière de la Belgique, elle est connue pour être l’une des ville universitaire les plus agréables de l’hexagone. Mais comme dans toutes les villes de France, la prostitution y fait rage. La pute de Lille évolue dans un schémas que l’on connait bien : concurrence accrue entre les prostituées, ras-le bol des habitants et des conditions de vies qui se détériorent chaque jour un peu plus.

Face aux difficultés de la rue, plusieurs prostituées ont ainsi migré sur les sites internet spécialisés. Les riverains sont alors plus sereins, au moins pendant la journée, il y a bien moins de prostituées dans le Vieux-Lille. La police quant à elle, redoute la partie immergée de l’iceberg.

pute lille

Profil de la travailleuse du sexe de Lille

La prostituée de Lille ne fait pas exception à la règle. Elle est majoritairement d’origine Africaine, elle vit clandestinement en France et paye son séjour au prix fort. En effet ses filles sont bien souvent victimes des réseaux de traite, elles doivent plusieurs milliers d’euros à leur proxénète. Mais la pute de Lille est aussi Française, elle était d’ailleurs là en premier. Cependant contrairement à ses homologues Africaines, les Françaises revendiquent s’être mises toute seule sur les trottoirs. Ce n’est pas un choix de carrière de vie bien sûre, mais elles sont pour la plupart indépendantes. Elles ne doivent rien à personne.

Mais à l’occasion la pute de Lille est un peu plus exotique. On se souvient notamment du démantèlement d’un réseau de prostitution d’origine Équatorienne. Il s’agissait d’une vingtaine de fille, prostituées contre leur volonté pendant plus de 3 ans. L’année dernière, c’était un réseau de jeunes Hongroises que la police faisait tomber. Lille est l’une des plus grande métropoles Françaises, et cela lui vaut d’être l’une des destinations de prédilection de plusieurs réseaux de prostitution.

Malheureusement la pute de Lille ne se caractérise pas seulement par ses origines hétérogènes. En effet depuis plusieurs années les rues Lilloises sont envahies par les mineurs. Les prostituées rapportent d’ailleurs qu’elles ont leur propre bout de trottoir assigné. Parmi les nombreux cas rencontrés par la police, il y a celui de d’une enfant de 12 ans. Arrêtée 8 fois par la police, elle refuse l’aide proposée par les associations Lilloises. Il y a aussi les nombreux cas des étudiantes prostituées. L’année dernière, l’une d’entre elles dénoncera d’ailleurs son proxénète et fera tomber tout un réseau de prostitution de mineurs.

La pute de Lille, Avenue du Peuple-Belge

Lille est l’une des villes Françaises les plus touristiques. On la connait pour son architecture hors-paire. Quant à son centre historique, on le visite pour ses maisons rouges datées du XVII ième siècle. Cependant il est aussi connu pour les nombreuses prostituées qui parsèment ses rues.

En effet le Vieux-Lille est aussi le lieu de travail de prédilection de la pute de Lille. Au grand désarrois des habitants, de jour comme de nuit, les mini jupes défilent dans les rues. Plusieurs riverains rapportent même que les passes se font entre deux voitures, à la vue de tous. Par ailleurs, le plus vieux métier du monde est en crise. La pute de Lille fait face à une concurrence accrue, une demande en baisse et toujours plus de clients qui exigent des services sans préservatif. Rien ne va plus et la violence qui émane de ce climat de crise n’arrange rien.

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Les habitants craignent pour leur sécurité. Les associations pour celle des travailleuses du sexe. Et la police se sent démunie face à ce conflit, qui ne cesse d’empirer. On compte environ 300 prostituées à Lille. Elles se bousculent sur les trottoirs de l’Avenue du Peuple-Belge jour et nuit, elles ont parfois moins de 18 ans et sont dans la grande majorité victimes de traite.

La prostitution Lilloise passe des rues à internet

Mais à vue d’œil, la situation semble, envers et contre tout, avoir évolué. En effet depuis quelques années, les trottoirs du Vieux-Lille ne résonnent plus sous le son des talons aiguilles. On croise de temps en temps une mini-jupe par ci par là, mais on est loin du panorama alarmant d’il y a quelques années. Même les habitants se le demandent : « Où est donc la pute de Lille ? »

Et bien elle s’est, pour ainsi dire, modernisée. Internet est en effet la nouvelle forme de prostitution 2.0. Les sites spécialisés ainsi que les plateformes ont fleuris sur la toile ses dernières années. Certaines femmes choisissent de s’inscrire en tout état de conscience. Mais il existe bel et bien tout un réseau organisé derrière les petites annonces. La pute de Lille restée sur le trottoir, explique que ces pratiques ne sont pas assez sûre. Elle préfère connaître le client avant de lui offrir ses services. D’après les prostituées plus traditionnelles, sur internet, on ne sait jamais sur qui on peut tomber.

D’ailleurs l’année dernière, c’est tout un réseau qui fût démantelé par la police. Dans ce cas il s’agissait de plusieurs jeunes filles mineurs. En fugue, elles avaient été repérées sur les réseaux sociaux. Puis le réseau se chargeait de les mettre dans des chambres d’hôtel où elles recevaient jusqu’à 10 clients par jour. Les annonces proposent des massages, des rencontre ou des services escorts. Vivastreet a d’ailleurs été mis en examen l’année dernière pour proxénétisme aggravé. Selon les enquêteurs le site hébergerait plusieurs milliers d’annonces de prostitution déguisées.

Le réseau de prostitution Lillois inquiète la police

Entre la dépénalisation du racolage et la migration de la prostitution sur internet, la police est inquiète. En effet, elle a perdu toute emprise sur le phénomène. La loi Najat Vallaud-Belkacem qui vise à punir le client a rompu les liens fragiles qu’existaient entre la pute de Lille et la police. Lorsque le racolage était interdit, les prostituées arrêtées informaient la police de l’état des lieux des rues. Ceux-ci avaient une meilleure connaissance de la situation : violence, clients suspects, nouvelles arrivées etc.

Mais depuis que la loi puni les clients, la police et les prostituées ne communiquent plus. Les clients arrêtés pour achat de services sexuels sont quant à eux peu nombreux. D’après le chef de Police Lillois, moins d’une centaine depuis l’adoption de la loi. C’est plus qu’à Bordeaux ou à les putes de Toulouse, mais cela reste peu. A cela vient s’ajouter une étude menée par plusieurs associations d’aide au travailleuses du sexe. Celle-ci révèle une augmentation significative de la violence entre les prostituées et avec les clients. De plus, 70% d’entre elles estiment que leur relation avec la police s’est détériorée.

Par ailleurs le nouveau panorama de la prostitution sur internet rend le travail de la police plus complexe. Ce sont en effet des milliers d’annonces par jour qui doivent être passées au peigne fin. Et puis, l’enjeu est grave puisque la prostitution sur internet est particulièrement propice aux abus de mineurs.

Voir également : les bars à pute et la clandestinité