La cité phocéenne est connue pour son équipe de football, son port et sa Cannebière, mais aussi pour son réseau de prostitution très important. Même si les clients des putes à Marseille sont aujourd’hui pénalisés par la loi françaises, les trottoirs sont loin d’être désertés.

« Les clients sont toujours là »

Si la loi française a récemment changé et pénalise désormais les clients des putes à Marseille (comme dans le reste de la France), ces dernières sont loin d’être inquiètes quant à l’avenir de leur métier. Qu’elles travaillent à l’angle de la Cannebière (l’avenue mythique de Marseille, et certainement la plus fréquentée) ou sur la rue Longue, elles n’ont pas vraiment le temps de s’ennuyer. Car la demande en pute à Marseille ne faiblit pas.

La menace qui pèse sur les clients est lourde, cependant. On parle tout de même d’une amende de 1 500 euros. Mais surtout de l’opprobre qui est maintenant jetée sur les clients du plus vieux métier du monde. Alors certes, le risque est bien là, mais les clients n’ont pas prévu d’arrêter d’aller voir les prostitués.

D’ailleurs, les putes à Marseille continue de témoigner sur leur situation. Et partagent leur expérience dans les lignes des journaux les plus lus de la région, comme la Provence. La grande majorité d’entre elles sont d’origine africaine. Beaucoup viennent du Maghreb, mais l’Afrique Noire n’est pas en reste .

Continuer de marcher pour ne pas attirer les soupçons

La clé pour ne pas attirer les soupçons des riverains, mais surtout ceux de la police, c’est de marcher. Ne jamais rester immobile, pour passer pour une femme ordinaire, qui se promène dans son quartier. De toute façon, les quartiers les plus fréquentés par les putes à Marseille sont ceux qui grouillent de passant. On repère donc leur silhouette grâce à une tenue plus aguicheuse, un maquillage plus prononcé… Mais un œil non habitué ne remarquerait même pas leur présence.

Mais le fait est bien là : la prostitution tourne encore à plein régime à Marseille. Les putes ne se demandent même pas jusque quand le statu quo sur leur métier va perdurer. Tant qu’il y aura des hommes, et des désirs sexuels insatisfaits (du au célibat ou même au sein d’un couple), il y aura des putes à Marseille.

D’ailleurs, les prix à Marseille ne sont pas très élevés. Selon les « marcheuses », une passe peut coûter à peine 20 euros. C’est un premier prix, mais la libéralisation touche tous les domaines, même le sexe. Et lorsque l’on a un certain âge, il est plus difficile de faire la fine bouche. Il ne faut pas oublier que si les plus jeunes, et les mieux lotis arrivent à se prostituer en appartement (via les sites de petites annonces qui tolèrent sans rien dire celles dédiées à la prostitution), la grande majorité des putes à Marseille travaillent encore dans la rue… pour des sommes dérisoires.

Le monde entier squatte les trottoirs de Marseille pour faire le tapin

La carte de la prostitution à Marseille est assez impressionnante. Elle colonise les moindres recoins de la ville, et n’épargne pas les quartiers les plus chics. En empruntant la rue Curiol, qui n’est d’ailleurs pas très loin de la Cannebière, il est impossible d’ignorer les chaises en enfilade qui squattent le trottoir depuis une trentaine d’années. C’est le coin des transexuels polynésiens. Mais pas que.. On dirait que le monde entier s’est donné rendez-vous dans les rues de Marseille. On y croise par exemple beaucoup de putes espagnoles, mais aussi des Africaines. Et c’est une fresque presque surréaliste qui continue jusqu’à la place de l’Opéra, qui est l’un des hauts lieux de la prostitution à Marseille.

Quel que soit le jour où vous vous y rendrez, l’ambiance y est toujours animée. On s’échange des clopes, on se met en garde contre tel ou tel client qui rechigne à payer sa passe, ou qui ne fait pas très attention à son hygiène personnel. Comme dans tous les métiers, la solidarité est le maitre mot. Mais dans la prostitution plus qu’ailleurs, elle est indispensable pour survivre. Car la violence est toujours bien présente, du côté des clients, mais aussi de ceux qui font la loi.

Où trouver des putes à Marseille ?

Car pour les putes de Marseille, ceux qui ont décidé de pénaliser leurs clients ne sont pas forcément du bon côté. Beaucoup s’emportent lorsque l’on évoque la nouvelle loi. En effet, elle cible d’une part les prostitués qui travaillent dans la rue. Les escorts et les filles qui peuvent travailler en appartement sont protégées, puisqu’invisibles.

Faire le trottoir à Marseille : ou faire la rocade

La rocade du jarret, c’et le haut lieu du sexe tarifé à Marseille. Cette longue avenue grouille de monde, piétons comme voitures, à toute heure du jour et de de la nuit. Ici, le tarif est non négociable d’ailleurs : c’est 50 euros la passe, pas plus, pas moins. On y trouve aussi beaucoup plus de prostitués venues d’Europe de l’Est. Et beaucoup sont là depuis une vingtaine d’années déjà.

Et elles n’ont pas prévu de partir. Les clients sont toujours là, et la misère sociale et économique aussi. Il y a donc peu d’échappatoires qui s’offrent à ces femmes. Et la nouvelle loi ne va pas changer grand chose. Même si les contrôles sont plus nombreux, et même si les clients sont parfois effrayés.

Des réseaux régulièrement démantelés

Mais force est de constater que la donne a changé à Marseille. En 2018, de nombreux réseaux de prostitution de la cité phocéenne ont été démantelés, menant à l’arrestation des recruteurs, passeurs, des mama qui gèrent les filles, mais aussi des putes elles-mêmes.

Ces actions découlent généralement de plusieurs années d’enquêtes, menées par l’Office Centrale de la Répression de la Traite des Êtres Humains. Le dernier en date était un réseau nigérian, qui travaillait avec des passeurs en Italie. Bien structuré, ce réseau de traite achetait des femmes pour quelques centaines d’euros en Libye avant de les faire venir en Europe, en commençant par Marseille. Avec pour objectif de les exploiter sexuellement.

Cela devrait tendre à faire réfléchir les clients. En 2019, il existe des alternatives beaucoup moins dangereuses (pénalement, mais aussi sanitairement parlant) pour avoir des relations sexuelles sans lendemain. Site de rencontre coquin, application de dating pour plan cul régulier… voici des solutions à explorer, au-delà des seules putes de Marseille.