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Histoire du mouvement

Des Commissions de Femmes des Quartiers sont lancées partout en France. Ces dernières répondent à des milliers de femmes qui souhaitent enfin trouver leur place dans la société, entrevoir leur rôle et connaître leurs droits et leurs devoirs. Les Commissions soutiennent donc 3 objectifs précis : accueillir, informer et orienter les femmes des quartiers.

Des Etats Généraux Locaux des Femmes des Quartiers se tiennent d’ailleurs tout au long de l’année et parallèlement, une Commission Nationale des Femmes des Quartiers est mise en place. Son principal objectif est de faire un état des lieux sur la situation des femmes et d’entendre leurs demandes. La parole est également donnée aux hommes, impliqués eux aussi dans la vie des quartiers. Tout ce travail, basé sur de nombreux témoignages, abouti au « Livre Blanc des Femmes des Quartiers ».

Les Etats Généraux Nationaux des Femmes des Quartiers se tiennent les 26 et 27 janvier à la Sorbonne, à Paris. Ils réunissent plus de 250 femmes de toutes générations et de toutes origines et leurs donnent la parole. Ces Etats Généraux revendiquent la reconnaissance des associations et en particuliers des associations de femmes de quartiers comme des acteurs à part entière de la démocratie locale et participative.

Le 4 octobre, Sohane, 17 ans, meurt brûlée vive dans un local à poubelle de la cité Balzac de Vitry-sur-Seine. L’auteur du meurtre, un jeune garçon de 19 ans, agit par « dépit amoureux ». Après plusieurs tentatives de reconquêtes vaines, ce dernier, qui n’acceptait pas que son ex petite amie lui résiste, l’immole après l’avoir aspergé d’essence. Sohane meurt des suites de ses brûlures… Spontanément, les habitants descendent dans la rue pour dénoncer ce drame. La marche armée de la banderole « Ni Putes Ni Soumises » prend alors naissance.

Du 1er février 2003 au 8 mars 2003, Fadela Amara, des marcheuses et marcheurs parcourent la France. Chaque étape est l’occasion de débattre de la condition des femmes dans nos quartiers populaires. Elle prend fin à Paris, pour la Journée des femmes et 30 000 personnes défilent ensemble derrière la banderole Ni Putes Ni Soumises. Armés de l’Appel Ni Putes Ni Soumises, les militantes et militants sont reçus par Jean-Pierre Raffarin, alors Premier Ministre, pour lui présenter Cinq propositions phares.

Les Mariannes d’Aujourd’hui

En juillet 2003, les militantes de Ni Putes Ni Soumises sont coiffées d’un bonnet phrygien, pour une exposition « Les Mariannes d’Aujourd’hui », sur les colonnes de l’Assemblée Nationale. Redonner du courage à toutes celles qui avaient jusqu’ici courbé la tête devant un sort qu’elles imaginaient inéluctable, tel était notre objectif. 14 jeunes femmes arborent fièrement un bonnet phrygien, et leur portrait ornent les célèbres colonnes du Palais Bourbon. La République métissée est en marche.

 En partenariat avec la galerie d’art « Edgar le marchand d’art », cette exposition a été visible à Paris du 14 juillet 2003 jusqu’en août 2003, et a circulé dans un grand nombre de villes de France et de centres culturels à l’étranger.

Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises prend forme et se constitue par la suite en association loi 1901.

Un an après la Marche contre les ghettos pour l’Egalité, Ni Putes Ni Soumises lance le Tour de France Républicain. A l’heure où les valeurs républicaines, la laïcité et l’égalité des sexes ont besoin d’être réaffirmées, une mobilisation populaire est primordiale. NPNS veut se donner les moyens d’imposer une autre image des banlieues et ainsi être l’expression de ceux qui militent pour une société fondée sur le respect et le “vivre ensemble” quelles que soient leurs différences.

Dans cette perspective, toute l’équipe du mouvement Ni Putes Ni Soumises organise un tour de France Républicain. Du 1er février au 6 mars, elle parcourt plus de 20 villes afin de débattre et d’échanger autour de questions portant sur la laïcité, les violences sociales, les discriminations, les violences faites aux femmes, l’égalité des sexes, d’éducation et de citoyenneté.

Tout au long des 19 étapes, plus de 300 personnes en moyenne participent aux réunions publiques. Ces travaux nous ont permis de faire un état des lieux de la pression intégriste et communautariste sur la mixité des espaces publics. Cette forte mobilisation révèle l’attachement de l’opinion publique à la Laïcité.

Le slogan « Laïcité, Egalité, Mixité » apparaît et devient le leitmotiv de la manifestation du 8 mars, réunissant plus de 10 000 personnes à Paris.

En 2004, le Mouvement Ni Putes Ni Soumises est nommé pour coprésider l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), chargée de réunir tous les partenaires de la rénovation urbaine.

Ni Putes Ni Soumises publie en Une du Nouvel Observateur et dans Marianne, un appel retentissant : « L’Appel pour un nouveau combat féministe », signé par des élus de gauche et de droite, des associations, des personnalités… Cet appel affirme qu’il n’y a pas de combat plus urgent aujourd’hui pour l’émancipation des femmes que la lutte contre toute les formes d’obscurantisme, dénonçant le relativisme culturel qui a par un subtil renversement des valeurs renommé des violences faites aux femmes (l’excision, la polygamie, les mariages forcés…) comme étant des libertés. Cet appel lance également la manifestation du 8 mars, qui réunira plus de 15 000 personnes.

Ni Putes Ni Soumises lance également des grandes campagnes pour l’Education au Respect. Ainsi, l’association investit l’Olympia pour un concert réunissant les plus grands artistes, et diffusé sur Canal +. La même année, l’association publie le Guide du Respect, un petit livre vendu à 1euro, dont l’objectif est d’informer les jeunes sur leurs droits et leurs devoirs, de libérer la parole et de permettre une prise de conscience. Le Guide du Respect a été vendu à plus de 200 000 exemplaires à ce jour.

Désormais structuré, le Mouvement Ni Putes Ni Soumises avait besoin d’un lieu plus vaste pour mener à bien ses actions, et surtout accueillir les femmes victimes de violences. Jusqu’alors, celles-ci étaient accueillies dans des cafés !

C’est pourquoi le Mouvement Ni Putes Ni Soumises a repris un ancien supermarché dans le 20ème arrondissement et l’a rénové. La Maison de la Mixité voit le jour. Inauguré le 8 mars par Jacques Chirac, alors Président de la République, Bertrand Delanoë, Maire de Paris et François Hollande, Premier Secrétaire du Parti Socialiste, la Maison de la Mixité regroupe la plateforme d’accueil des femmes victimes de violences, des salles de réunion et de débats ouvertes aux associations, un espace informatique pour permettre aux femmes de chercher un emploi et d’effectuer des formalités administratives etc.

Sihem Habchi devient Présidente du Mouvement Ni Putes Ni Soumises. Auparavant Vice-Présidente de l’association, elle a notamment largement contribué  au Guide du Respect et a développé le réseau international du Mouvement. Son premier déplacement sera en soutien à une Ministre pakistanaise, Nilofar Bakhtiar, victime d’une fatwa après avoir fait une accolade à son moniteur de parachute.

2007 est aussi l’année de l’Appel des 343 Mamans des Cités, faisant référence aux 343 salopes. Ce texte est signé par les mamans des quartiers populaires qui en appellent aux pouvoirs publics. On les dit démissionnaires, on les accuse d’abandonner leurs enfants, mais aucun soutien ne leur est accordé : faute de transports, manque de places en crèches, un chômage galopant et un taux d’emploi précaires plus fort qu’ailleurs.

Le 13 mai, Ni Putes Ni Soumises fête ses cinq ans : plus de 300 militantes et militants investissent le Musée de l’Homme pour l’occasion.

2008 est aussi la première édition du Gala Ni Putes Ni Soumises, au Casino de Paris. Des humoristes féminines, emmenées par Florence Foresti et Anne Roumanoff, brisent les préjugés par l’humour, devant 1400 personnes, pour une émission diffusée sur France 4 et France 3.

Ni Putes Ni Soumises continue largement son travail auprès des mamans des quartiers : l’association lance une enquête CSA, et une campagne « Aider les mères, c’est aider les fils », prolongeant ainsi la dynamique de l’Appel des 343 Mamans des Cités.

L’année débute dans les bruits de moteur : un équipage NPNS participe au 4L Trophy, reliant Paris à Marrakech. L’occasion pour l’association de soutenir les féministes marocaines qui soutiennent les mêmes combats que nous. Un débat national est alors lancé, se posant la question de l’intérêt d’une association comme la nôtre. Les éditorialistes et les autorités publiques seront quasi unanimes : Ni Putes Ni Soumises apporte un vent de fraîcheur dans le débat politique, et permet de poser la question de la condition des femmes.

Sur la question des violences faites aux femmes, Ni Putes Ni Soumises est au premier plan. Auprès de Hanane tout d’abord, menacée d’expulsion après avoir déposé plainte pour avoir dénoncé les violences qu’elle subissait. L’association lance alors l’appel « Ni Tabassées, Ni Expulsées ». Le Mouvement fait aussi du lobbying pour faire de la lutte contre les violences faites aux femmes la Grande Cause Nationale. Le 25 novembre, le Premier Ministre annoncera lui-même cette nouvelle, pour l’année 2010. Le même jour, près de 200 femmes des quartiers populaires investissent le Conseil Economique, Social et Environnemental pour faire des propositions concrètes pour lutter contre les violences.

Début septembre, Sihem Habchi fera une intervention remarquée à l’Assemblée Nationale, lors de son audition devant la Mission d’information sur le port du voile intégral.

La question posée par le député communiste André Guérin sur la burqa sera le fil rouge de l’année 2010. Ni Putes Ni Soumises, qui n’a de cesse de se battre contre la ségrégation et pour la mixité sera aux avant-gardes pour demander l’interdiction de cet outil d’oppression des femmes. C’est pourquoi nous organiserons des débats tout au long de l’année, dans les quartiers populaires. Le parlement adopte la loi interdisant la burqa en septembre 2010.

Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises lance l’opération « Mamans des quartiers: des vacances pour elles aussi ! », en partenariat avec l’ANCV, Raid Aventure et K D’urgence, pour emmener 30 mamans et leurs enfants en vacances.

2011 est une année de maturation dans la continuité pour Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises : Continuité dans l’action de terrain avec les ambassadrices de la Laïcité qui sillonnent la France pour faire de la pédagogie sur la question du voile intégral. Continuité avec la Campagne de mobilisation autour des violences sexuelles au Congo, une proposition de création d’un tribunal pénal International équivalent à celui du Rwanda est déposée aux instances internationales à Bruxelles, de même qu’une demande de bienveillance administrative pour les femmes rescapées du féminicide.

En juin, le Mouvement demande aux partis politiques républicains d’exclure les élus condamnés pour des questions de violences et d’agressions sexuelles. Des concerts de casseroles se succèdent avec une idée simple : les partis doivent être exemplaires sur la question des Droits de Femmes ! C’est ainsi qu’ils lutteront contre l’abstention.

En septembre, les Etats Généraux de la Laïcité et de l’Egalité se réunissent à Lyon. A l’aube de la Présidentielle, NPNS refuse de laisser Marine Le Pen s’emparer de ces valeurs républicaines centrales et réunit des acteurs politiques, associatifs, et professionnels pour réfléchir autour des questions concrètes du Vivre Ensemble.

En décembre, le Mouvement se réunit pour ses Universités et son Congrès à Dourdan. 8 ans à peine après sa création, le Mouvement convoque des élections démocratiques qui voient s’affronter deux candidates sur les grandes thématiques du féminisme populaire et de son renouveau. C’est Asma Guénifi, secrétaire générale et militante de longue date qui remporte les suffrages des militants et entame une nouvelle mandature. Convaincue de la nécessité de combattre les fondamentalismes et l’Extrême Droite qui œuvrent pour la régression des Droits des femmes, Asma Guénifi compte bien faire résonner les voix des femmes des quartiers populaires, et continuer de manifester le soutien sans faille de NPNS aux révolutionnaires dans les pays arabes et partout dans le monde.

NPNS renforce son action de terrain en reconduisant pour la troisième année les « vacances des mamans ». Le Mouvement distribue également des téléphones portables aux femmes en situation de danger immédiat ; développe son partenariat avec Aurore pour ouvrir des places d’hébergement d’urgence (« l’appartement relais ») et amorce le Projet Estime de Soi avec Randstad pour favoriser la réinsertion professionnelle.

Le Mouvement marque les esprits avec sa campagne choc sur les violences conjugales : happening, campagne d’affichage et vidéo.

L’Association participe également à la manifestation en mémoire de Brigitte Biangana, décédée sous les coups de son mari ; en soutien à Nina et Aurélie, victimes de viols collectifs, nous nous sommes également mobilisés aux cotés de nombreuses autres associations pour dénoncer les acquittements prononcés en faveur des accusés. Notre indignation était tout aussi forte lorsque nous nous sommes rassemblés pour soutenir la jeune fille violée par des policiers à Tunis.

NPNS opère également un virage vers l’engagement culturel avec les Mercredis de la Mixité. Chaque mois, le Mouvement reçoit un auteur (Kaoutar Harchi, Naïri Nahapétian et Fadela M’Rabet etc.) qui vient présenter son ouvrage et débattre.

2012 étant également une année d’élection présidentielle, NPNS a transmis aux candidats les 17 revendications des femmes de quartiers.

Enfin, l’année s’est achevée sur les Universités populaires Cet évènement est primordial pour les militants de l’association bien sur, mais aussi pour tous les sympathisants. Les Universités ont été le lieu de rencontre, de débat, de formation et de valorisation.

Elles ont eu lieu dans la Ville de Saint-Ouen – ville classée Zone de Sécurité Prioritaire- le 14 et 15 Décembre 2012.

L’année est bien sûr marquée par l’anniversaire des 10 ans de NPNS.

Divers événements sont venus marquer cet événement :

-          La campagne Unlock a Woman sur le pont des Arts

-          Le Dîner partenaires rassemblant les figures historiques du Mouvement

-          La Fête à la Maison de la Mixité

Le Mouvement poursuit également ses différents projets : Estime de soi, Vacances des Mamans, Appartement relais etc.

L’association a reçu différents organismes en lien avec le combat féministe venus du Canada, des Etats-Unis, d’Allemagne.

NPNS s’est également uni à d’autres associations (SOS Racisme, l’UEJF, etc.) pour dénoncer le meurtre barbare de Clément Méric au cours de différentes prises de parole et manifestations.