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Le monde de l’escorting fait fantasmer. Il est au cœur de films, de séries, du témoignages de celles qui le pratiquent, et de ceux qui en profitent. Mais quelle est la réalité de cette cousine de la prostitution qui ne dit pas son nom. Entre prestations sexuelles tarifées, racolage sur Internet et frontières de la légalité, plongée dans l’escorting à Toulouse.

La vie secrète d’une escort à toulouse : entre fantasme et réalité

Quand on évoque l’escorting, on pense plus volontiers à la série ‘Les confessions d’une callgirl » qu’à la réalité de ce métier, tel que le vivent les escort de Toulouse. Généralement, tout commence par une notification reçu sur un portable. Elle permet de fixer un rendez-vous : une adresse une heure. Vient ensuite la préparation, toujours la même. Les accessoires que l’on prend avec soi pour pimenter ses prestations : des huiles et une table de massage, si sa petite annonce vante les talents de masseuse de l’escort.

Mais ce qui ne quitte jamais l’escort de Toulouse avant de partir rejoindre un client, c’est la boule au ventre. Car ce client, qui se cache généralement derrière un pseudo anonyme sur un site de petites annonces, elle ne le connait pas. Le harcèlement sexuel est quotidien, et on se sent rarement en sécurité dans un petit studio où il n’y a aucune autre fille pour veiller au grain. Ni même un policier qui complique beaucoup le boulot, certes, mais peut parfois servir de tampon.

Où trouver une escort à Toulouse ?

A Toulouse, et en France de manière générale, les choses ne sont pas aussi claires que chez nos voisins européens. En Allemagne ou en Angleterre, les filles (et les garçons, d’ailleurs) officient sur les nouveaux ubers du sexe. Es Ohlala ou Rich Meet Beautifull, qui s’est spécialisée dans les jeunes filles précarisées qui recherchent un sugar daddy. Mais en France, tout se fait sous couvert de rencontres platoniques ou de séance de massage… Mais on sait très bien que c’est un rapport sexuel qui est recherché.

Des frontières floues qui désorientent escorts et clients

Ces frontières floues, ce sont surtout les applications et plateformes sur le net qui en profitent. C’est le cas de la petite nouvelle dans le secteur : A Man in A Box. Elle prétend mettre en relation des hommes proposant leur service d’accompagnement pour des évènements publics ou privés. Et si les relations intimes sont prohibées en surface, qui se trouve dans l’intimité des deux protagonistes pour vérifier que rien ne se cachent derrière ses soirées « platoniques.

En réalité, et même si elles ne sont pas encouragées, les demandes inappropriées fleurissent. Idem pour les sites de rencontres généralistes, ou beaucoup d’escort officient à visage couvert pour démarcher de nouveaux clients. Les échanges sont courtois, le cadre sécurisant et l’ambiance beaucoup moins glauque sur les sites spécialisés, ou les hommes se sentent souvent comme des prédateurs sexuels.

Une profession qui fait toujours fantasmer

La tentation est donc grande de passer de la simple prestation de massage aux finitions à la main ou buccales, qui sont nettement plus profitables. Résultats, beaucoup des sites dédiés au bien-être, et en particulier au massage, sont infiltrés par les escorts, ou leurs clients qui font des demandes pas toujours appropriés.

C’est que sur Internet, les choses vont beaucoup plus vites. Dans la vraie vie, beaucoup n’oseraient pas pousser les portes d’un salon de massage à la vitrine opaque ou aux néons rouges. Mais en ligne, la frontière est plus fine, et les indices plus subtiles pour orienter vos choix vers une prestation sexuelle. Les mots clés comme massage sensuels, tantriques ou coquins indiquent qu’on a de plus grandes chances de se trouver face à une escort. Ou prête à confusion et peuvent créer un malaise entre la masseuse et son client.

Pour décrypter les intentions des deux parties, il faut parler une langue étrangère subtile : celle des emojis. Les plus explicites sont connus de tous (comme la banane ou l’aubergine, symboles phalliques par excellence). Ils sont parfois beaucoup plus subtile. Comme le petit diamant qui peut se trouver derrière un pseudo Grindr, qui indique clairement que l’on a affaire à un escort.

Portrait robot du client type d’une escort à Toulouse

En réalité, il serait très difficile de tirer le portrait robot du client type des escortes. Celles que nous avons interrogés l’avouent volontiers : il y en a de tous les âges, et de toutes les couches sociales. Il n’y a donc pas réellement de client type et les escort peuvent se trouver face à un jeune ado d’à peine 18 ans trop timide pour se dépuceler avec une fille de son lycée… Ou un vieux retraité de 70 ans à la recherche d’un peu d’affection, ou encore d’un massage.

Les hommes d’affaires de passage à Toulouse sont également des proies faciles pour les escorts. Loin de leurs familles et de leur cercle d’amis, ils se sentent souvent plus libres de laisser parler leurs fantasmes. Sans avoir pour autant envie de racoler les prostitués qui font le trottoir, surtout depuis que leurs clients sont passibles d’une amende de 1 500 euros.

Escort toulouse : où sont postées les petites annonces d'escorting ?

Avec une escort, la passe peut se faire aussi bien chez elle que chez soi (ou dans une chambre d’hôtel). Le confort est donc beaucoup moins spartiate que dans un bois ou une voiture, ce qui favorise les rapports intimes. Et parfois même les marques d’affections.

L’escorting est toujours considéré comme du proxénétisme

Mais même si l’escorting paraît moins glauque, et moins dangereux que la prostitution, faire appel à une escort à Toulouse reste illégal. Et ceux qui l’encouragent sont également interpellés par la police, pour motif de proxénétisme ou trafic d’être humain.

En effet, un jeune toulousain a été écroué l’année dernière pour avoir encouragé sa petite amie à proposer ses services d’escort sur deux sites spécialisés. Après l’avoir rencontré sur Internet, il lui propose rapidement de vendre ses charges sur la toile, et la menace de la quitter si elle refuse. Une histoire malheureusement classique qui se reproduit partout en France.

Dans ce genre de situation, c’est souvent le copain/mac qui gère le profil et sélectionne les clients de sa dulcinée/employée. Le problème est que l’emprise morale et économique qu’il va alors exercer sur elle rend très difficile le fait de porter plainte. Dans le cas de la jeune toulousaine, c’est pourtant ce qu’elle a fait. Son proxénète, et ex petit copain est désormais placé sous contrôle judiciaire.

Vous ne trouverez bientôt plus d’escort sur VivaStreet

Ce qu’il faut également savoir, pour ceux et celles qui s’intéressent aux escorts à Toulouse, est qu’elles proposent généralement leurs charmes sur des sites de petites annonces généralistes, comme VivaStreet. La plateforme a en effet été récemment accusé de proxénétisme. Et sera bientôt contraint par la législation française a encadrer beaucoup plus strictement les annonces dans sa catégorie « adulte ».

L’information judiciaire menée à l’initiative du mouvement le nid vise en effet des faits de proxénétisme aggravé, et devrait compliquer la situation pour les escorts qui proposent leurs charme sous le ouvert de « rencontre agréable » ou de « moment d’évasion ».

Pour éviter de tomber dans le piège, et ne pas prendre le risque de devoir payer une amende pour une rencontre fortuite, privilégiez les sites de rencontre coquins qui ne mettent en relation que des hommes et femmes célibataires qui souhaitent prendre du bon temps. Sans échange d’argent…