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L’escorting est devenu monnaie courante partout en France. A Montpellier aussi, cette pratique qui se rapproche dangereusement de la prostitution (et tombe donc sous le coup de la législation en la matière) touche de plus en plus de personnes. Et en particulier les étudiants, précaires, qui y trouvent un moyen de subvenir à leurs besoins, ou d’améliorer leur niveau de vie.

Escort Montpellier : une pratique qui se rapproche de la prostitution chez les étudiants

A Montpellier, le métier d’escort n’est pas un fantasme relégué aux séries télévisées ou aux films. Mais bel et bien une réalité, qui touche en particulier les plus jeunes. En effet, sur tous les étudiants sondés à Montpellier, près de 5 % répondent s’être déjà prostitués. Et les garçons ne sont pas en reste, avec un tiers d’escort faisant partie de la gente masculine.

Escorting à Montpelier : est-ce du proxénétisme ?

La pratique d’escort fait couler beaucoup d’encre. Facilitée par Internet et les réseaux sociaux, elle permet de mettre en relation des jeunes ayant besoin d’une aide financière avec d’éventuels donateurs : les sugar daddies. Un phénomène dont on a encore du mal à appréhender l’ampleur.

Les chiffres de l’étude qui a été menée par le nid sont en effet à prendre avec précaution. Car il n’est pas toujours facile d’avouer se prostituer, même sous couvert d’escortisme, qui consisterait à proposer uniquement un accompagnement parfaitement platonique… En pratique uniquement.

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Racolage à tous les étages

La première surprise de cette étude est aussi de montrer que la prostitution à Montpellier n’est pas réservée aux femmes. Et touche également les étudiants masculins. En effet, le coût de plus en plus élevé des études touche tous les sexes. Et explique en grande partie que les étudiants à l’université se tournent vers l’activité d’escort pour payer leurs loyers et leurs frais.

La première surprise de cette étude est aussi de montrer que la prostitution à Montpellier n’est pas réservée aux femmes. Et touche également les étudiants masculins. En effet, le coût de plus en plus élevé des études touche tous les sexes. Et explique en grande partie que les étudiants à l’université se tournent vers l’activité d’escort pour payer leurs loyers et leurs frais.

L’activité d’escort s’accorde en effet très facilement avec le fait de suivre des études. Elle permet en effet de gagner beaucoup plus en très peu d’heures de travail. Et face au stigmate de faire le trottoir, proposer ses services sur Internet, via des plateformes de plus en plus accessibles, et même sur les réseaux sociaux comme Twitter, est beaucoup plus facile à accepter.

Ce qui fait que la plupart des personnes qui avouent proposer des services sexuels contre de l’argent ne se reconnaissent pas comme des prostitués. Mais se déclarent presque exclusivement comme escort Montpellier, ou même hôtesse.

Des revenus entre 2 000 et 3 000 euros par mois

En effet, c’est la possibilité de gagner des sommes d’argent très importantes qui pousse de nombreux étudiants vers l’activité d’escort à Montpellier. Beaucoup affirment pouvoir gagner entre 2 000 et 3 000 euros, selon les périodes. Ce qui serait absolument impossible avec un petit boulot d’étudiant. Ainsi, beaucoup d’étudiants offrent ce conseil à leurs camarades de classe. Et notamment de proposer leurs services de « massage » via les sites de petites annonces comme LeBonCoin ou VivaStreet.

Pourtant, l’argent n’efface pas le traumatisme provoqué par le fait de se prostituer. Et pour beaucoup, l’escorting se transforme rapidement en une descente aux enfers. Car si cela peut paraître léger et facile au début (notamment du fait de gagner énormément d’argent en peu de temps, et donc d’améliorer son quotidien), l’exclusion sociale ne s’arrête pas à la prostitution sur les trottoirs de Montpellier. Mais aussi au fait de faire l’escort via le net.

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Un milieu propice à la prédation, souvent des proches

La prostitution qui se cache derrière l’escortisme peut également être le choix non pas de ceux et celles qui le font, mais de leurs proches. En effet, de nombreux cas de proxénétisme par un petit ami ou un mari ont été relevé ces dernières années partout en France, mais aussi à Montpellier.

Pour avoir prostitué leur petite-amie, ces proxénètes en herbe encourent pourtant des peines de prison ferme. Des peines lourdes qui peuvent aller jusqu’à 3 ou 4 ans. En effet, le fait de pousser une tierce personne à proposer ses faveurs sexuelles sur Internet est considéré par la loi comme du proxénétisme aggravé, un délit dans la ligne de mire des autorités publiques qui commencent à faire la chasse aux petites annonces à caractère sexuel sur les sites comme VivaStreet ou Wannonce.

Les passes sont souvent réalisées dans des chambres d’hôtels miteux. Parfois même dans des voitures. Certaines sont mêmes obligées de prendre des psychotropes, comme de la cocaïne, pour tenir des cadences infernales, et éviter le décrochage scolaire. Un chemin dangereux qui se traduit le plus souvent par une rupture totale avec la famille, et la dévalorisation de la victime qui s’abandonne complètement à son persécuteur/proxénète.

Les clients et les sites d’annonces dans le collimateur des enquêteurs

Et si le fait de pousser sa petite amie à proposer ses faveurs sur le net est considéré comme du proxénétisme, répondre à ces petites annonces représente également un délit. Et ce depuis la loi de 2016 qui pénalise les clients des prostituées. D’autant plus qu’il s’agit parfois de mineurs, qui se prostituent sous la pression ou la contrainte.

Pour l’instant, les clients des escorts de Montpellier sont simplement rappelés à la loi. Idem pour les sites de petites annonces, qui pour l’instant sont sous le couvert d’une enquête pour proxénétisme aggravé. Cela pourrait représenter une perte de profit considérable pour les géants comme VivaStreet et Leboncoin pour lesquels ces petites annonces catégorisées « pour adultes » pèsent pour près de la moitié de leur chiffre d’affaire.

Une sensibilisation difficile à faire

Malgré les conditions difficiles et proche de la traite d’être humains dans laquelle se trouvent de nombreuses escort à Montpellier, il est encore et toujours difficile de sensibiliser les clients aux violences.

C’est pourtant ce qu’a essayé de faire une association spécialisée dans la défense des droits des travailleurs du sexe. En effet, le mouvement du nid a décidé de créer une fausse plateforme de petites annonces d’escorting : Girls of Paradise. Le but était de piéger les clients afin de comprendre leur réaction face à des faits avérés de violence.

Après avoir partagé ses préférences, les utilisateurs étaient ainsi mis en relation avec de fausses escort montpellier. En réalité : des bénévoles qui partageaient des situations d’horreur et de traites humaines bien réelle. Tentatives de suicide pour sortir de l’escorting, handicap, prostitution forcée… beaucoup de ces scénarios catastrophe ne semblent qu’interloquer, mais pas vraiment repousser les clients enregistrés lors de leurs conversations téléphoniques.

Toutes ces histoires, qui marquent la détresse de certaines des escort Montpellier se sont bel et bien déroulées. Et si l’objectif avoué est de permettre une prise de conscience de la part des clients, et notamment de leur implication directe dans ses situations délicates et malheureuses, rares sont ceux qui proposent leur aide, ou décide de changer de comportement. Beaucoup, s’ils semblent montrer de l’empathie pour les prostitués, sont dans un déni de la violence, et prétendent quelle existe dans tous les métiers. Une grande majorité affirment vouloir continuer à faire appel à ce type de services avant de raccrocher.

Pour les bénévoles qui ont fait partie de cette opération, le plus dur est de voir que le comportement de nombreux clients est le même que face à des objets. Et regrettent que l’opinion publique refuse de prendre conscience de la réalité qui peut se cacher derrière leur écran. Pour éviter d’alimenter ces détresses humaines, la meilleure solution reste de privilégier les sites de rencontre coquin, où les rapports sexuels se font entre deux personnes consentantes, et sans échange d’argent.