2011
2011 est une année de maturation dans la continuité pour Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises.
Continuité dans l’action de terrain avec les ambassadrices de la Laïcité qui sillonnent la France pour faire de la pédagogie sur la question du voile intégral. Continuité avec la Campagne de mobilisation autour des violences sexuelles au Congo, une proposition de création d’un tribunal pénal International équivalent à celui du Rwanda est déposée aux instances internationales à Bruxelles, de même qu’une demande de bienveillance administrative pour les femmes rescapées du féminicide.
En juin, le Mouvement demande aux partis politiques républicains d’exclure les élus condamnés pour des questions de violences et d’agressions sexuelles. Des concerts de casseroles se succèdent avec une idée simple : les partis doivent être exemplaires sur la question des Droits de Femmes ! C’est ainsi qu’ils lutteront contre l’abstention.
En septembre, les Etats Généraux de la Laïcité et de l’Egalité se réunissent à Lyon. A l’aube de la Présidentielle, NPNS refuse de laisser Marine Le Pen s’emparer de cette valeur républicaine centrale et réunit des acteurs politiques, associatifs, et professionnels pour réfléchir autour des questions concrètes du Vivre Ensemble.
En décembre, le Mouvement se réunit pour ses Universités et son Congrès à Dourdan. 8 ans à peine après sa création, le Mouvement convoque des élections démocratiques qui voient s’affronter deux candidates sur les grandes thématiques du féminisme populaire et de son renouveau. C’est Asma Guénifi, secrétaire générale et militante de longue date qui remporte les suffrages des militants et entame une nouvelle mandature. Convaincue de la nécessité de combattre les fondamentalismes et l’Extrême Droite qui œuvrent pour la régression des Droits des femmes, Asma Guénifi compte bien faire résonner les voix des femmes des quartiers populaires, et continuer de manifester le soutien sans faille de NPNS aux révolutionnaires dans les pays arabes et partout dans le monde.