La femme qui s’est immolée est morte

La femme qui s’est immolée est morte

 

 

  COMMUNIQUE DE PRESSE      

  Vendredi 17 février 2012

 

La femme qui s’est immolée est morte/ Etat d’urgence en France en 2012

Une femme en demande de logement social qui s’est immolée mercredi à la mairie de Saint Denis  est morte.  Cet acte désespéré nous rappelle la faillite du système concernant  l’hébergement d’urgence (mise à l’abri) et l’hébergement social durable.

Chaque jour, des femmes précaires, mais aussi victimes de violences, sont accueillies par les  structures du 115, débordés. Placées dans des foyers, quand une place est disponible, elles

vivent dans une immense précarité qui rend impossible leur autonomisation. Elles sont parfois  au contact de publics instables voir dangereux, ou placées chez des marchands de sommeil.

Le manque de place d’hébergement d’urgence et de  logement sociaux est criant chaque  jour  sur notre plateforme d’accueil des femmes victimes de violences. Le Mouvement Ni Putes Ni

Soumises milite depuis 2003 pour la question de l’hébergement soit au cœur de la lutte contre  les violences faites aux femmes. En juillet 2011, le président du SAMU social, Xavier  Emmanueli, avait démissionné pour protester contre la baisse de subvention. Le Mouvement  Ni Putes Ni Soumises avait également marqué sa solidarité avec  la grève du 115. Malgré les  avertissements du monde associatif, une femme s’est immolée. Son acte de  désespoir  n’est  pas sans rappeler celui de Sidi Bouzid, mais aussi de celui de Fadoua Laroui, marocaine de 25  ans qui s’est immolée il y a un an pour protester contre la destruction de sa maison. 

Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises exige  et interpelle les candidats à l’élection  présidentielle pour une véritable politique du logement, enfin efficiente permettant la mise à  l’abri des victimes et la possibilité de trouver un logement social dans un délai raisonnable.

«Les femmes sont les premières victimes  de la crise,  cet acte de  désespoir absolu  doit  responsabiliser ceux qui pensent la question de la précarité circonscrite »  déclare Asma  Guénifi, présidente du Mouvement. 

publié le vendredi 17 février 2012 à 18:45 par npns
Commentaires
morgane le mercredi 29 février 2012 à 19:28
 

ca doit faire mal de bruler

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Sharlene S. le samedi 3 mars 2012 à 04:59
 

joelle (opinion-citoyenne.com)Gwenael, Tu as raison de poser le proble8me de la mbiolite9 dans le parc de logements sociaux. Certes acce9der e0 un logement social ne devrait pas eatre un acquis. Sauf que le parcours re9sidentiel est totalement bloque9 et produit un effet domino : L'accession e0 la proprie9te9 devient de plus en plus difficile pour les me9nages, en particulier pour les classes moyennes qui restent donc locataires en majorite9 dans un parc locatif prive9. Le manque de logements locatifs dans le prive9 et la hausse exorbitante des loyers ne permet pas aux classes sociales plus modestes d'acce9der e0 ce type de logement qui favoriserait la mixite9 sociale. Par conse9quent, les locataires de logements sociaux qui voudraient se sortir du parc social (soit pour fuir un quartier qui se ghettoefse, soit pour acce9der e0 un logement plus confortable, plus grand ou mieux situe9s) ne sont pas en mesure de le faire. La pression exerce9e sur le logement social est de plus en plus forte et les plus modestes d’entre nous n’arrivent meame plus e0 acce9der e0 un logement social. Pour de9bloquer cette situation qui acce9le8re la pre9carisation des me9nages, il faut e0 mon avis agir sur diffe9rents leviers. -Accession e0 la proprie9te9 : augmenter la part des proprie9taires et primo-acce9dants par des aides e0 l’accession (preats conventionne9s, preats e0 l’accession sociale, preat e0 taux 0 par exemple), par la mise e0 disposition par les communes de terrains permettant la construction de logements en accession e0 des prix mode9re9s. Cela aurait peut-eatre pour effet de diminuer la hausse continue des prix de l’immobilier. -Accession e0 un logement locatif prive9 : continuer d’encadrer la hausse des loyers dans le prive9 depuis 2007 et garantir le paiement des loyers aux proprie9taires pour permettre la mise e0 disposition de leurs logements sur le marche9. -Accession e0 un logement social : augmenter la construction de logement sociaux et faire respecter la loi SRU qui pre9conise un minimum de 20% de logements sociaux, quitte e0 ce que l’e9tat se substitue aux communes pour faire respecter cette loi. Ce n’est qu’en baissant sensiblement la pression sur les logements qu’il sera possible de re9tablir une mbiolite9 dans les logements et de re9tablir efficacement sur le parcours re9sidentiel. Quant au cliente9lisme, il se situe aussi bien dans les villes de gauche que les villes de droite. Ca fait partie malheureusement de la tambouille politique. Il est toujours possible de pratiquer des surloyers pour les me9nages qui de9passeraient e0 un moment donne9 le plafond des ressources ou de chasser de ces logements les me9nages qui peuvent acce9der e0 un logement prive9 ; mais re9duire ces abus qu’il ne faut pas ne9gliger ne serait ce que pour une meilleure justice sociale, ne suffiraient pas e0 eux seuls de re9gler la crise profonde du logement.

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