Lyon : les pouvoirs publics déclarent-ils forfaits ?

Lyon : les pouvoirs publics déclarent-ils forfaits ?

Samedi, le cinquième viol collectif en un an a eu lieu dans le quartier de la Part-Dieu à Lyon. Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises, emmené par le Comité de Lyon, et d’autres associations de lutte contre les violences faites aux femmes ont alerté les pouvoirs publics via des courriers, de manifestations et des campagnes de sensibilisation sur la dangerosité de cette zone depuis plusieurs mois déjà.

Alors que la question de la lutte concrète contre les violences faites aux femmes n’a pas encore été évoquée dans la campagne présidentielle, Ni Putes Ni Soumises en appelle à la responsabilité des élus Rhône-Alpes et du Ministère de l’Intérieur. Comment une zone connue pour des faits similaires, graves  et répétés peut-elle être abandonnées des pouvoirs publics ?

« Ce n’est pas aux femmes de réduire leur déplacement, c’est à l’Etat d’assurer leur sécurité. Il est intolérable qu’elles ne puissent se mouvoir entre la première gare de Province et un centre commercial ou des délinquants sexuels sévissent en toute impunité » déclare Asma Guénifi, Présidente du Mouvement Ni Putes Ni Soumises. Des moyens humains ont été alloués mais ils ne semblent ni dissuasifs, ni complets. Pêchent-ils par manque de coordination avec les acteurs privés en charge de la surveillance du centre commercial ? « La question a été traitée sans véritable volonté d’efficacité, des angles morts subsistent, et les jeunes femmes sont en première ligne » estime Farid Dekhli, Président du Comité NPNS de Lyon. « L’aspect Justice avec le volet placement en centre d’éducation fermé est également laissé de côté, à moins d’un kilomètre du bureau du Président du Conseil Général, également Garde des Sceaux, quand au volet prévention, il est quasi inexistant… ». Des solutions de surveillance existent et ont déjà fait leurs preuves dans d’autres territoires.  Pour l’heure, l’urgence est de protéger les usagères de cette zone devenue une zone de non droit. Mais nous en appelons à une prise de conscience sur la sécurité des femmes dans l’espace public.

Le triste exemple du quartier de la Part-Dieu montre que l’on ne peut traiter les violences faites aux femmes par des mesures ponctuelles et cosmétiques, et que sans volonté publique forte d’appuyer sur l’ensemble des leviers (organisations urbaine, sécurité, justice, prévention, coopération) de concert, les violences sexuelles continueront de gangréner notre société.

publié le mercredi 1 février 2012 à 02:07 par npns
Commentaires
Juan J. le samedi 3 mars 2012 à 21:57
 

Les Conventions de Gene8ve et leurs Protocoles additionnels font piarte du droit international humanitaire, un ensemble de garanties judiciaires qui se rapportent e0 la manie8re de conduire la guerre et assurent la protection des personnes.Ils prote8gent tout particulie8rement les personnes qui ne participent pas aux hostilite9s (les civils, les membres du personnel sanitaire et religieux ou d’organisations humanitaires) ainsi que celles qui ne prennent plus part aux combats (les blesse9s, les malades et les naufrage9s, les prisonniers de guerre).Les Conventions et leurs Protocoles pre9voient que des mesures seront prises pour pre9venir ce que l’on appelle les ab infractions graves bb ou y mettre un terme ; les auteurs de ces infractions doivent eatre punis.Plus de 190 gouvernements ont adhe9re9 aux Conventions, soit presque la totalite9 des pays du globe. Les fameuses Conventions pre9voient :1) Les personnes qui ne participent pas directement aux hostilite9s, y compris les membres de forces arme9es qui ont de9pose9 les armes et les personnes qui ont e9te9 mises hors de combat par maladie, blessure, de9tention, ou pour toute autre cause, seront, en toutes circonstances, traite9es avec humanite9, sans aucune distinction de caracte8re de9favorable base9e sur la race, la couleur, la religion ou la croyance, le sexe, la naissance ou la fortune, ou tout autre crite8re analogue.A cet effet, sont et demeurent prohibe9s, en tout temps et en tout lieu, e0 l'e9gard des personnes mentionne9es ci-dessus :a) les atteintes porte9es e0 la vie et e0 l'inte9grite9 corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices ;b) les prises d'otages ;c) les atteintes e0 la dignite9 des personnes, notamment les traitements humiliants et de9gradants Telle injection de rappel peut apparaeetre ne9cessaire. Certes c'est moins rigolo que les Connes Connes Girls de Guantanamo.

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